Editos

Le blog de Pierre Auguste

Plans, Projets, Programmes

 

La politique est un sport de glisse. Les plans sont glissants, les projets patinent, les programmes dérapent.

Notre quinquennat finissant n’a échappé ni à la règle, ni à la fatalité par lesquelles rien n’advient comme prévu.

Pour sauver les banques menacées par la ruine des « sub primes » le gouvernement précédent avait dû « trouver l’argent où elle était » comme on disait naguère. Les prélèvements obligatoires s’étaient envolés et la dette nationale s’était creusée selon l’orientation des axes de référence des commentateurs politiques.

Après avoir déclaré la guerre à la finance, le successeur a cherché partout des capitaux.

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Chaud-froid climatique. Retour à la nature

 

Les écologistes et les ornithorynques sont apparentés. Ce n’est pas tellement parce que l’ornithorynque est un animal singulier pondant des œufs, allaitant ses petits, portant un nom d’oiseau, un bec de canard et un manteau de fourrure.

Ornithorynques et écologistes sont deux manifestations de l’évolution qui ont émerveillé les savants et bousculé la classification des mammifères. Ils ont surtout les propriétés communes d’avoir un petit cerveau, toutefois plus grand que celui des plus petits mammifères fossiles connus, et d’être dotés du sens de l’électro-perception qui leur permet de détecter les proies par leur champ électrique. Les uns et les autres savent qu’ils sont entrés dans une ère dite Anthropocène qui risque de les faire évoluer vers l’anthropophagie.

Nous avons tous entendu ce message des savants selon lequel nous sommes à la terre ce que l’astéroïde fut aux dinosaures. Mais nous savons aussi que l’accident cosmique qui provoqua leur disparition eut des conséquences fort longues à se dissiper, que les dinosaures sont morts de faim par la disparition de la végétation, sans avoir eu le temps d’inscrire le principe de précaution dans leur constitution. Les écologistes savent tout cela mais en tirent des conséquences qui vont à rebours du bon sens.

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Hébétude et Certitudes

 

En cette intense agitation préélectorale nous en entendons…de toutes les couleurs !

On se demande où ces étourdis en mal de suffrages ont bien pu trouver toutes les sottises dont ils nous abreuvent. Fut-ce en leur intellect ou en celui des citoyens consultés ? Quoi qu’il en fût, l’autosatisfaction qui sourd de tous les discours n’induit guère que pessimisme et dubitation. Nous voilà perdus, comme Hermione :

« Où suis-je, qu’ai-je fait ? Que dois-je faire encore ?

Quel transport me saisit ? Quel chagrin me dévore ?

Errante et sans dessein, je cours en ce palais.

Ah ! Ne puis-je savoir si j’aime ou si je hais ? » (Jean Racine ; 1639-1699 ; Andromaque)

L’une des plus belles perles du futur collier quinquennal aura sans doute été cette velléité macro-structurelle de réinstaurer un Service National Obligatoire d’une durée de… un mois ! En voilà une idée novatrice !

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 16-Mésestime de l'humanité

 

Au terme de ces tours de piste préparatoires à l’élection présidentielle, l’enfant du peuple, que je suis, est agacé par la mésestime dans laquelle les protecteurs du peuple tiennent l’humanité. 

Mépris, rancœurs et pessimisme sourdent de la plupart des discours. Selon le distillat que l’on peut en faire, l’humanité se partagerait en deux catégories irréconciliables. D’un côté ceux qui ne sont bons qu’à exploiter leurs semblables et qu’il faut impitoyablement matraquer. De l’autre ceux qui ne sont bons qu’à être exploités et qu’il faut pitoyablement mettre en curatelle.

Finalement les discours ont l’effet inverse de celui qui est attendu. Les uns se mettent en position défensive en attendant des jours meilleurs. Les autres attendent qu’on les protège du pire faute de recevoir le meilleur.

Chacun voit croître et se multiplier la médiocrité dans laquelle nous entraîne cette asthénie attentiste. Mais nul ne mesure bien les efforts à consentir pour enfin en sortir.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 15-Informatique et Information

 

L’homme est un animal paresseux. Le plus oisif de la nature. Mais c’est un paresseux créatif qui a beaucoup travaillé pour s’épargner des fatigues. C’est ainsi qu’il a inventé l’esclavage, le joug, le collier, l’animal de trait. Pour se déplacer plus rapidement et sans efforts il a inventé les éperons, et plus tardivement les gaz chauds. Pour ne pas surcharger sa mémoire, il a inventé la tablette d’argile. Pour compter sans se lasser il a inventé les bûchettes, les jetons, le boulier, plus tardivement la Pascaline, plus tardivement encore l’ordinateur.

Pour transmettre l’information sans peine, il a inventé le messager, les ronds de fumée, les signaux lumineux, plus tardivement l’imprimerie, et successivement le sémaphore, le télégraphe, le téléphone la radio, la télévision et finalement Internet et le téléphone, portable sur les trottoirs. Désormais nul ne peut ignorer ce que font et où sont ses proches, même les plus lointains.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance 14-Médecine et Technologie

 

Le poète disait que « l’homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. » 

En nos temps de religion écologique, on n’a toujours pas peur des mots et on dirait plutôt que l’homme refuse d’être un animal comme les autres.

L’homme a toujours dédaigné ces médiocres cadeaux de la nature que sont les maladies, les difficultés d’assurer sa subsistance, la prison de sa complexion. Et c’est ainsi qu’il a inventé Médecine et Technologie qui sont sœurs jumelles, filles d’Audace et de Génie. Et qui taillent leur chemin au cours du temps en conservant les acquis par une quête opiniâtre du renouveau.

On peut y voir une leçon politique qui disqualifie les batailles perpétuelles opposant conservateurs et progressistes.

Certes la médecine et la technologie ont chacune leurs spécificités mais elles se sont souvent rencontrées sur les méthodes et les moyens. Elles partagent de plus en plus leurs recherches et leurs actions sur des objectifs et des objets communs.

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Palabres sous l'arbre de la connaissance. 13-Du travail estudiantin au travail professionnel

 

Des voyants ultra-lucides nous annoncent la fin du travail. On se demande à quoi servira leur cerveau quand ils ne pourront plus le faire travailler.

S’il est un mot de la langue française qu’il faut employer avec précaution c’est bien celui qui désigne la principale occupation des hommes et évoque la plupart des actions qui leur procurent les moyens de vivre. Allez expliquer cela aux sommités qui se sont mises en travail pour accoucher de notre suprême souris politique et prétendent penser pour nous.

Contre toute logique on tente de nous faire accroire que le travail rémunéré est menacé d’extinction. Par une singulière conception de la société on veut oublier que le travail salarié résulte d’un excédent de charge des entreprises et des entrepreneurs individuels.

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